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M. José Carujo - Un moment délicieux qu'il partage avec nous/ vous.


Tous les amateurs de bons vins portugais habitant en Belgique depuis au moins 30 ans,  l'ont connu ou du moins rencontré. Monsieur José Carujo, qui ne se souvient pas de lui? 


Éditorial de Patricia P. Marques J'ai accompagné son travail, alors que je travaillais moi même encore pour l'ICEP (à l'époque)- Agence pour l'investissement, le Commerce et le Tourisme du Portugal, nous avons organisé ensemble - la  première édition (et unique)  du Concours du Meilleur Sommelier de Belgique en Vins Portugais remporté par Maxime de Muynck (ancien Sommelier du Restaurant L'air du Temps** et suivi de très près par Andy De Brouwer  Restaurant Les Eleveurs) et nous ne sommes pas perdu de vue quand j'ai décidé de marcher sur ses traces. Introduire des vins portugais dans les étoilés de Belgique en travaillant avec les Sommeliers et les faire connaître à une majorité en travaillant main dans la main avec les acheteurs des supermarchés. J'ai donc fait appel à José pour une chronique mensuelle dans notre blog que nous voulons voir s'étoffer petit à petit avec des anecdotes, des expériences de vie, vous faire profiter de nos aventures et de nos passions. En ces temps singuliers, vivre en conscience et  profiter de petits moments de bonheur et des personnes que l'on aime, reste pour moi le mot d'ordre! Voici déjà par la plume de notre ami, un moment délicieux qu'il partage avec nous/ vous.  J'espère que vous aimerez.  Bonne Lecture!

Article de Monsieur José Carujo "Le texte qui suit c’est pour s’amuser mais, rassurez-vous, dès le prochain article les vins, la culture, seront traités sérieusement. Je vous le promets.  Un homme a quitté son pays parce qu’il était plus ou moins contre le fascisme (plutôt plus que moins, dois-je ajouter) et parce cela ne lui conviendrait pas de partir dans les colonies pour les « pacifier » et contribuer au développement des bonnes relations raciales entre les indigènes et les colons.  Il avait vingt ans et comme on n’a pas toujours vingt ans il fallait qu’il s’invente une nouvelle vie quelque part en Europe, où il fallait qu’il « gagne » sa vie ayant quitté le cocon familial. Alors, par « pur patriotisme », lui qui n’avait jamais bu une seule goutte de vin et qui pensait entre autres choses que le vin de Porto était fait avec un seul cépage, le Cabernet Sauvignon, élevé dans des amphores, il a pris la décision d’importer et de distribuer des vins portugais dans le pays où il s’est installé.  Il aurait pu importer d’autres choses, des vis et des écrous, par exemple, des sardines « portugaises » pêchées au large du Maroc an boîtes de cinquante unités avec de l’huile d’argan car l’huile d’olive devient trop courante ou alors pour donner une note d’originalité avec des olives italiennes, la Taggiasca ou la Moresca, tout en étant produites au Portugal (pourquoi pas ? c’est la mondialisation...), des pouces-pieds arrachés des rochers des îles « Berlengas » au large de Peniche, gardés au froid grâce à des petits cubes de glace venus tout droit de l’Arctique ou des bouchons métalliques à vis pour concurrencer les bouchons de liège, mais finalement il choisit le vin car il s’écoule mieux.  Il a eu beaucoup de chance dans le pays où il s’est établi. Il a rapidement rencontré un grand sommelier né à Venise. Celui-ci a bien aimé ses vins et sa démarche malgré... son ignorance. C’était un jeune gars sympathique. Il en a parlé à Enrico Bernardo qui était à l’époque chef sommelier du restaurant « Four Seasons » à l’Hôtel George-V à Paris. Celui-ci lui a dit qu’il avait prévu de lui rendre visite et dégusterait alors avec curiosité les vins laissés par le portugais.  Le jour où il était présent, le portugais était sur place. Le premier vin était un vin blanc Enrico s’est servi lui-même le vin et l’a dégusté attentivement, observant sa couleur puis le sentant, le premier et le deuxième nez, et pour finir le dégustant, l’attaque, le milieu de bouche et la finale, en bon professionnel avec du calme. Le portugais a pensé que c’était trop long mais il était à mille lieues de l’expérience d’Enrico qui a gouté des dizaines de milliers de vin du monde entier. Il a été Meilleur Sommelier d’Italie à 20 ans et Meilleur Sommelier du Monde à 27 ans. Après la dégustation il a dit qu’il s’agissait d’un assemblage de trois cépages du sud du Portugal, ajoutant : l’Antão Vaz, l’Arinto et le Roupeiro. Ce n’est pas possible, dit le portugais. C’est du Chablis.  Ils ont bien ri..."


EN

All lovers of good Portuguese wines who have lived in Belgium for at least 30 years have known or at least met him.

Mr José Carujo, who doesn't remember him? 


Editorial by Patricia P. Marques

I accompanied him in his work, while I was still working for ICEP (at that time) - Portugal's Investment, Trade and Tourism Agency, we organised together - the first (and only) edition of the Best Sommelier of Belgium Competition for Portuguese Wines won by Maxime de Muynck (former Sommelier of the Restaurant L'air du Temps** and closely followed by Andy De Brouwer Restaurant Les Eleveurs) and we did not lose sight of each other when I decided to follow in his footsteps. To introduce Portuguese wines to the stars of Belgium by working with the Sommeliers and to make them known to a majority by working hand in hand with supermarket buyers. So I asked José to write a monthly column in our blog that we want to see grow little by little with anecdotes, life experiences, to let you benefit from our adventures and passions. In these unique times, living consciously and enjoying small moments of happiness and the people we love, remains for me the watchword! Here is already by the pen of our friend, a delicious moment that he shares with us / you. 

I hope you will enjoy it.  Happy Reading!


Monsieur José Carujo's Article

"The following text is just for fun but, rest assured, from the next article, wines and culture will be treated seriously. I promise you that. 

One man left his country because he was more or less against fascism (rather more than less, I might add) and because it would not be convenient for him to go to the colonies to "pacify" them and contribute to the development of good race relations between the natives and the colonists. 

He was twenty years old, and as one is not always twenty, he had to invent a new life somewhere in Europe, where he had to "earn" his living having left the family cocoon. Then, out of "pure patriotism", he, who had never drunk a single drop of wine and who thought, among other things, that Port wine was made from a single grape variety, Cabernet Sauvignon, grown in amphoras, decided to import and distribute Portuguese wines in the country where he settled. 

He could have imported other things, screws and nuts, for example, "Portuguese" sardines fished off the coast of Morocco in cans of fifty units with argan oil because olive oil is becoming too common or to give a touch of originality with Italian olives, the Taggiasca or Moresca, while being produced in Portugal (why not?). is globalization...), barnacles torn from the rocks of the "Berlengas" islands off Peniche, kept cold thanks to small ice cubes coming straight from the Arctic or metal screw caps to compete with corks, but in the end he chooses wine because it flows better. 

He was very lucky in the country where he settled. He soon met a great sommelier born in Venice. This one liked his wines and his gait in spite of... his ignorance. He was a nice young guy. He told Enrico Bernardo who was at the time head sommelier of the restaurant "Four Seasons" at the Hotel George-V in Paris. The latter told him that he had planned to visit him and would then taste with curiosity the wines left by the Portuguese. 

On the day he was there, the Portuguese was there. The first wine was a white wine Enrico served himself the wine and tasted it attentively, observing its colour and then smelling it, the first and second nose, and to finish the tasting, the attack, the mid-palate and the finish, in a good professional manner with calmness. The Portuguese thought it was too long, but he was a thousand miles away from Enrico's experience, having tasted tens of thousands of wines from all over the world. He was Best Sommelier of Italy at 20 and Best Sommelier of the World at 27. After the tasting he said it was a blend of three grape varieties from southern Portugal, adding: Antão Vaz, Arinto and Roupeiro. It's not possible, says the Portuguese. It's Chablis. 

They laughed a lot..."

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